Lecture : Extrait de « Chemins Salésiens » – Juin 2001

Céline : Prends ma main. Ne la lâche pas.
J’écouterai ce que tu veux me dire. Si tu préfères te taire, j’entendrai ton silence. Si tu ris, je rirai avec toi. Si tu es triste, j’essaierai de te consoler. Je ferai pour toi des bouquets de soleil. J’allumerai des feux de joie, là ou chacun ne voyait plus que cendres. Si je n’ai qu’une rose, je te la donnerai. Si je n’ai qu’un chardon, je le garderai pour moi. Je te donnerai ce qui te plait, ce qui te rassure le plus, ce que je possède. Si je ne le possède pas, j’essaierai de l’acquérir.

Eric : Donne-moi la main. Nous irons où tu voudras.
Je te ferai entendre la musique que j’aime. Si lu ne l’aimes pas, j’écouterai la tienne. J’essaierai de l’aimer. Je t’apprendrai ce que je sais. Tu m’apprendras ce que tu sais. Prends ma main. Cinq doigts refermés autour des nôtres, c’est le plus beau cadeau du monde. Cela nous préserve de la peur, de l’abandon, du doute. Une main offerte, c’est un nouveau monde. Deux bras ouverts, c’est le miracle.

Céline : Je te prêterai un peu de ma folie. Enseigne-moi un peu de ta sagesse, un peu mais pas trop. Quand tu me verras raisonnable, si je ne le deviens jamais, rends-moi un peu de ma folie.

Eric : Empêche-moi de m’éteindre, je t’empêcherai de te brûler, pour rien, aux feux des pilleurs d’épaves. Efface de ma vie les gestes inutiles, les gestes sans amour. Il n’y a plus de gestes inutiles quand ils servent à la joie.

Céline : Ce que je t’offre aujourd’hui, c’est quelque chose que ni le temps ni les rides ne pourront abîmer, C’est mon cadeau à moi, le seul que je puisse t’offrir, le seul que tu attendes peut-être. C’est le don de ceux qui ne peuvent vivre sans aimer.

Eric : Prends ma main, apprenons en ce jour le chemin qui mène à la tendresse…

Vous pouvez embrasser la mariée !

Lecture (1 Co 12,31 – 13,8)
Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais.