I’m a bitch, I’m a lover, I’m a child, I’m a mother, I’m a siner, I’m a saint

Le beau temps revient !
Les robes d’été ressortent du placard,
les shorts jaillissent des étagères,
les jupettes appellent aux sandales,
qui, elles-mêmes, appellent aux bandeaux…
SUMMER IS COMING !

Et qui dit « short », dit « relous ».
Fractures oculaires, sifflements de cowboy et autres caramels, bonbons et chocolats.

Cet aprem, je suis passée devant 3 ouvriers torses-poils et bermudas.
Est ce que j’ai gloussé comme une pintade ?
Est ce que j’ai donné des coups de coude entendus à ma coupine en faisant uh uh ?
Est ce que je leur ai jeté un regard libidineux comme si je sortais de prison après 20 ans de réclusion ?
Est ce que j’ai tenté de me les pécho ?
Est ce que j’ai insulté leur mère quand ça n’a pas marché ?
Et, cerise sur le gâteau, est ce que j’ai recommencé avec un autre mâle 10 minutes plus tard ?
HE BEN NAN !

Pourtant… C’est bien moi, que tu traites d’allumeuse ?!

GO TO HELL !

 

De la prude à l’allumeuse, tout tiendrait à la longueur de la jupe

http://madame.lefigaro.fr/societe/une-campagne-pour-ne-plus-juger-les-femmes-a-la-taille-de-leur-decollete-talons-et-jupe

Des étudiants d’une école de publicité viennent de signer une campagne de lutte contre les préjugés. Le but ? Dénoncer les jugements de valeur dont les femmes sont souvent victimes selon la manière dont elles sont habillées.

Bouton fermé au niveau du cou : cette femme est une « prude ». Entre les clavicules : elle est « ennuyeuse ». Un peu plus bas : « allumeuse », voire « effrontée ». Juste au-dessus de la poitrine : « Elle ne demande que ça. » Et si son décolleté descend jusqu’à la naissance des seins, c’est forcément une « salope ». Voire une « traînée » si elle ose dévoiler le sillon mammaire.

Très souvent, les femmes sont jugées en fonction de ce qu’elles portent et de ce qu’elles dévoilent – ou non – et, en général, les jugements émis sont négatifs. La longueur d’une robe, la hauteur des talons, la profondeur d’un décolleté seraient ainsi devenus les indices de la valeur d’une personne. À en croire certains, celles qui portent des jupes trop courtes devraient même ne pas s’étonner de se faire violer. Un discours qui tend à culpabiliser les victimes, voire à excuser leurs agresseurs.

Pour lutter contre ce genre d’idées préconçues et de préjugés, des étudiants – parmi lesquels Theresa Wlokka – de l’école Miami Ad School Europe, située à Hambourg, en Allemagne, ont imaginé une campagne efficace. Ils y dénoncent la pression à laquelle les femmes doivent souvent faire face, et ce, quoi qu’elles portent. Sur trois affiches, une échelle de valeurs est ainsi appliquée au corps de la femme, en fonction du type de vêtements et de chaussures qu’elle porte. Celle-ci peut alors apparaître comme « prude », « vieux jeu », « ringarde », « ennuyeuse », « allumeuse », « effrontée », « ne demandant que ça », « salope » ou « traînée ». Les trois parties du corps qui concentrent le plus de clichés sont examinées : le buste (avec le décolleté), les jambes (avec la jupe), les pieds (avec des talons plus ou moins hauts). Avec, à chaque fois, le même slogan : « Ne mesurez pas la valeur d’une femme à ses vêtements. »

Les jeunes créatifs ont utilisé le logo de l’association suisse Terre des Femmes, qui nie toute implication mais félicite tout de même le travail des auteurs. « Nous n’avons pas été contactés pour l’utilisation de notre logo. Quoi qu’il en soit, c’est une très bonne campagne et sur le principe nous soutenons le message qui y est défendu : « Quoi qu’une femme puisse porter, elle sera jugée pour ça » », a précisé l’association sur son site.

La campagne imaginée par l’étudiante canadienne Rosea Lake avait fait le buzz en 2013. Photo Rosea Lake

Un beau message… plagié ?

La campagne est efficace, mais l’idée n’est pas neuve. Ses auteurs ont d’ailleurs été accusés d’avoir plagié Rosea Lake, une étudiante canadienne qui avait appliqué la même échelle de valeurs à la longueur de la jupe d’une femme. Sa photo avait fait le buzz en 2013. Rosea Lake n’a pas manqué d’avertir l’école Miami Ad School Europe de l’étrange ressemblance entre les deux projets. Personne ne lui a répondu, à l’exception de Theresa Wlokka, qui assure n’avoir jamais eu connaissance de son travail jusque-là. Simple coïncidence ?

Épilogue

We Can Do It! , aussi appelée Rosie the Riveter, est une affiche de propagande américaine réalisée en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, par J. Howard Miller pour Westinghouse Electric. Elle a été créée pour convaincre la population que les femmes pouvaient riveter, souder ou construire des bâtiments militaires au lieu de rester travailler chez elles ou dans les secteurs habituels tels que l’industrie textile !
On appela « Rosies » celles qui allèrent travailler dans les usines.
Cela dit, bien que 80 % des « Rosies » voulaient continuer à exercer ces métiers, elles furent encouragées, au retour des hommes, à laisser leur place aux soldats démobilisés ou furent orientées vers des travaux non spécialisés.
L’affiche serait basée sur une photographie en noir et blanc d’une ouvrière nommée Geraldine Doyle travaillant dans une usine du Michigan. Le caractère emblématique du riveteur remonte au début du XXe siècle, à la période de la construction des gratte-ciels à Chicago et Manhattan, notamment les travaux épiques des « sky boys » à l’occasion de l’achèvement de l’Empire State Building.
L’affiche n’a pas vraiment connu une grande diffusion durant la guerre. Cependant, elle a été redécouverte dans les années 1980 et largement reproduite sous des formes diverses pour défendre les idées du féminisme.
Et pour l’anecdote, une riveteuse qui allait devenir très célèbre fut employée dans une usine d’aviation. Elle s’appelait Norma Jean Baker que l’on connaît mieux maintenant sous le pseudonyme de Marilyn Monroe 😉

 

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We can do it !

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