Dysplasie congénitale de la hanche

Qu’est-ce qu’une dysplasie congénitale de la hanche ?

Aussi appelées « luxations congénitales de la hanche », ou « dysplasies luxantes de hanche », les dysplasies congénitales de la hanche sont plus ou moins graves. Lorsque bébé grandit, différents soucis peuvent survenir au niveau de l’articulation de la hanche.
Un constat : pour que la hanche soit solide et la marche possible, il faut que la tête du fémur qui ressemble à une boule soit suffisamment insérée dans le creux du bassin
La dysplasie peut aller d’une simple laxité (une articulation trop lâche) sans conséquence à la luxation complète.
Lorsque la tête du fémur n’est pas bien maintenue dans la partie creuse du bassin destinée à la recevoir (l’acétabulum) ou si ce creux est d’une profondeur insuffisante, la tête du fémur peut sortir de l’acétabulum. C’est ce que l’on appelle une luxation.

Certains bébés ont-ils plus de risques de souffrir d’une dysplasie congénitale de la hanche ?

Les filles sont plus souvent atteintes que les garçons. La position du fœtus dans l’utérus joue également un rôle important. Les bébés se présentant par le siège, ceux qui ont eu peu de place pour gigoter dans le ventre de leur maman ou qui sont nés tardivement, ont plus de risque de présenter ce défaut.
On évoque aussi les facteurs héréditaires sans pouvoir en déterminer les causes exactes.
Si une articulation trop lâche (la fameuse laxité) est découverte à la naissance de l’enfant, cela ne signifie pas systématiquement qu’il souffrira de luxation. Des examens complémentaires et un suivi prolongé seront sans doute nécessaires.

Comment se détecte une dysplasie congénitale de la hanche ?

À la naissance, les bébés sont généralement examinés par le médecin ou la sage-femme. Ils vérifient la stabilité des articulations en manipulant l’enfant, notamment en lui écartant les jambes avant de les plier et de les déplier. Si le fémur sort de l’acétabulum, on entend alors un son caractéristique d’une laxité de l’articulation. Les bébés présentant cette laxité à la naissance n’en souffrent pas. Le problème se règle souvent seul lorsque l’enfant grandit.
Si on décèle une réelle instabilité de l’articulation, des examens complémentaires, dont une échographie seront prescrits. Une radiographie peut aussi être envisagée, mais seulement si le bébé est plus âgé. Les nourrissons ont des os très mous, donc peu visibles sur une radio. L’examen avec une manipulation de la hanche sera pratiqué à nouveau aux consultations de suivi, à six semaines et à huit mois.
Cependant, la hanche de certains enfants peut paraître normale à la naissance, puis présenter une anomalie par la suite.

Les premiers signes qui doivent vous alerter sont les suivants :

  • une des jambes de bébé vous semble plus courte que l’autre ;
  • la peau de bébé présente plus de plis sur une cuisse ou sur une zone de la fesse que sur l’autre ;
  • en changeant la couche de votre enfant, vous constatez une différence d’écartement sur le côté d’une jambe par rapport à l’autre.

Il arrive parfois, mais très rarement, qu’une dysplasie de la hanche ne soit remarquée qu’au moment où l’enfant commence à marcher : il boite, ou marche sur les orteils et non sur la plante du pied. Si vous remarquez l’un de ces signes, prenez contact avec votre médecin ou pédiatre.

Plus une dysplasie congénitale de la hanche est diagnostiquée tôt, plus sa prise en charge sera facile et efficace.

Peut-on guérir un enfant d’une dysplasie congénitale de la hanche ? Comment ?

Lorsqu’elle est repérée tôt, elle est soignée en maintenant les jambes du bébé en position écartée pendant six à douze semaines. Cela peut se faire soit en langeant l’enfant, soit à l’aide d’un appareillage orthopédique.

Ce dernier maintiendra l’articulation dans la bonne position afin qu’elle se développe normalement.

Si les problèmes de hanches ne sont décelés que lorsque l’enfant commence à marcher, le traitement sera un peu plus compliqué. On peut parfois poser un plâtre pour maintenir la tête du fémur bien calée dans l’acétabulum. Sinon, une hospitalisation peut être nécessaire. Elle permettra un traitement pour que le fémur soit orienté dans la bonne position.

Un autre traitement consiste à pratiquer une petite incision pour libérer quelques tendons dans la région de l’aine. Dans certains cas, une opération chirurgicale peut s’avérer nécessaire pour remettre l’articulation en place. Après ce type d’intervention, l’enfant est plâtré.

Les enfants atteints ce type de dysplasie ont un suivi médical sur du long terme pour s’assurer que leurs hanches se développent normalement.

Source : http://www.babycenter.fr/

Note
Parce que c’est une réalité parfois dure à vivre pour les parents qui doivent faire face aux nombreux traitements, rendez-vous et expertises qu’imposent cette « malformation ».
Je trouve qu’il est important de partager nos expériences et faire circuler l’information.
Ce problème est encore LARGEMENT MÉCONNU !
Et parce qu’on a justement connu ce problème avec notre petit dodu et, plus récemment, avec ma délicieuse petite fée, j’en parle
😉
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Ceux que l’appareillage tracasse le plus… C’est les parents !

Ne soyez pas impressionnés, continuez à les câliner comme vous l’avez toujours fait.
Ne soyez pas surpris, n’ayez pas peur qu’ils aient mal.
Un jour, ces petits bouchons pourront courir sur leur deux petites jambes…
C’est un mal nécessaire, un mal pour un bien.
Une petite écho pour dépister (surtout si votre utérus était étroit, que vous mettez au monde des jumeaux ou que bébé est en siège,…)
Plus la dysplasie est prise tôt, moins le traitement est lourd.
Pensez-y !

 

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Continuez à en faire des bébés comme les autres…

Un jour, petite fée, tu marcheras.
Je suis sûre que tu pourrais même voler si tu le voulais
🙂